Vacarme au Vietnam

altHANOI, Vietnam

Ce pays me bouscule, m’agresse, me casse les oreilles, me sort de ma zone de confort. Mais je ne suis pas pressé de le quitter.

On est toujours déstabilisé en débarquant dans un pays inconnu, même après cinq mois sur la route en Asie. Le choc a été brutal au Vietnam.

Il y a trop de monde dans ce pays. Trop de motos. Trop de klaxons. Trop de vroum-vroum. Trop de boum-boum. Trop de télés qui jouent à tue-tête. Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est le vacarme, chanterait sans doute Gilles Vi Nguyen, s’il existait.

Nous sommes arrivés à Hanoi en pleins préparatifs de la fête du Têt, le Nouvel an vietnamien. C’était surréaliste. Comme la veille de Noël à la puissance 1000.


Deepak, mon ami intouchable du Népal

altCe n’est pas pour me vanter mais j’ai un ami au Népal qui vient de la caste des intouchables. La plus basse caste, celle qui n’a pas le droit de marcher sur le même trottoir que les autres Népalais.

Oui, monsieur, un intouchable. Les Népalais les appellent les dalits. C’est mon ami. Le système de castes a été aboli il y a longtemps au Népal, comme en Inde, mais les traditions ont la vie dure.

Je sais, je vous parlais depuis plusieurs jours d’un autre pays d’Asie, le Myanmar, et je change de sujet tout à coup. Ça me tentait. C’est l’avantage de ne pas avoir de patron : j’ai envie de vous parler de mon ami intouchable du Népal. Alors voilà. Lisez, vous verrez, il est même question de Jésus dans cette histoire.


J’ai vu le « paradis perdu »

alt

Je suis monté sur mon vieux vélo chinois à une seule vitesse en m’imaginant sur la route 175 entre L’Étape et Chicoutimi. J’ai pédalé à 100 milles à l’heure. Au bout d’une minute, la chaîne a déraillé.

Trois Birmans sont tout de suite accourus pour m’aider à replacer la mécanique. « Go slowly », m’ont-ils dit, hilares, alors que je repartais en les remerciant, tout en sueur.

OK. Slowly...


Les femmes, les enfants, Bouddha et moi

altUn jour, Marianne voyait des femmes laver la vaisselle, dans la rivière au Myanmar, et elle m'a demandé : « Papa, pourquoi les femmes travaillent tout le temps et les hommes ne font rien? »

Bonne question, Marianne. À 6 ans, tu comprends déjà pas mal de choses.

C'est vrai que les femmes travaillent fort en Asie. En Thaïlande, au Népal, au Myanmar et au Vietnam — les pays qu'on a visités jusqu'à maintenant —, c'est partout pareil. Les femmes travaillent du matin au soir pendant que les hommes prennent le thé ou jouent aux cartes. C'en est choquant.


Voyage dans le temps dans les collines birmanes

altNYAUNGSHWE, Myanmar – Nous sommes partis au lever du soleil vers les collines derrière notre village, près du lac Inle, au centre du Myanmar. Deux jours de marche dans une région sans routes, sans eau courante et sans touristes.

Notre guide, Than (nom fictif, pour protéger son anonymat), nous mène dans un sentier poussiéreux qui serpente à travers des bananiers, des manguiers, des orangers, des cerisiers, et des plantations de thé, de soya et d’avocatiers. Ça fait tout drôle de voir des avocats se balancer dans un arbre, comme des boules de Noël.